La toile, j’ai vu pour vous :
- dcameau4751
- 14 nov. 2024
- 2 min de lecture
« Lee Miller » de Ellen Kuras
🧡🧡🧡

Bonjour tout le monde,
Je tenais à voir ce film retraçant la vie de Lee Miller, la première photoreporter féminine à couvrir une guerre.
Le pari était intéressant d’autant plus que je suis personnellement très curieux de ce métier ayant la chance de côtoyer un important nombre de ces photojournalistes.
Mais voilà, je suis sorti déçu de cette expérience. Certes, le récit est beau, les reconstitutions sont très bien faites, l’ambiance des champs de bataille et de la libération sont réalistes. Mais l’existence de Lee Miller semble se résumer à son débarquement sur les côtes françaises. J’aurais aimé que la partie pendant laquelle elle était mannequin, puis photographe de mode soit un peu plus détaillée, c’est ce qui aurait permis de mettre en exergue ce décalage entre sa vie « d’artiste » et celle de photographe de guerre.
De plus, le film élimine totalement sa vie après son retour alors qu’il paraît évident qu’elle a subi un violent traumatisme à la découverte des camps de concentration et des clichés pris à cette occasion.
Enfin, l’accent mis sur son excès de boisson et autres substances sans apporter la moindre explication me semble vouloir en faire une ivrogne plutôt qu’une femme révoltée, une féministe avant l’heure. Une femme se voulant l’égale de l’homme, que ce soit dans ses métiers, ses prises de décisions ou se apparences.
Ce film sur une femme, fait par une femme, continue d’avoir un arrière-goût de misogynie.
Je finirai sur cette volonté de faire des flash-back permanents, comme si dérouler une histoire sans faire des aller et retour n’était pas suffisant.
Ce film est toutefois à voir, car la partie dans laquelle nous pouvons assister au combat mené par Lee pour accéder à la même liberté de photographier la guerre que les hommes, permet de contextualiser les efforts que les femmes devaient et doivent encore faire pour parvenir à des droits égaux aux hommes.






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