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- dcameau4751
- 6 nov. 2024
- 2 min de lecture

« Et chaque fois, mourir un peu » de Karine Giebel
🧡🧡🧡🧡
Mon avis est très partagé sur ce livre et risque de froisser la susceptibilité de certaines et certains adorateurs de l’auteure.
Tout d’abord, je reconnais un travail de recherche particulièrement riche concernant les évènements qui y sont abordés.
D’aucuns diront que l’écriture est dure, violente, voire insupportable. Que les propos sont mortifères et que les conséquences des conflits bénéficient d’un descriptif trop précis.
C’est vrai, mais ce n’est que le reflet de la réalité. Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, la guerre est sale, violente et mortelle. Les blessés sont soignés dans des conditions déplorables. Les belligérants perdent toutes notions d’humanité et les plus faibles servent de chair à canon ou de moyen de fragiliser l’adversaire.
Pourtant, je n’ai été ni surpris ni choqué. Depuis des années, je fréquente le Visa pour l’image, le plus important festival de photojournalisme au monde qui se déroule à Perpignan depuis 35 ans, et j’ai été confronté aux photos de ces conflits. Mon cerveau depuis s’est blindé devant le triste spectacle de ces guerres et du résultat sur les civiles.
Alors, qu’est-ce que je reproche à ce roman ? C’est de traiter de tous ces conflits hors contexte. Se servir de ses guerres comme une liste exhaustive au profit d’un récit, la véritable histoire de ce livre, traitant de la solitude d’un soignant du CICR face à ses propres démons. J’ai eu l’impression de lire une suite de conflits d’une part, et une histoire assez banale d’autre part… et pourtant l’ensemble est plutôt équilibré. Je comprends qu’il plaise autant aux lecteurs et lectrices découvrant des conflits de manière aussi condensée. Pour ma part, j’ai eu l’impression que certains détails étaient là pour « allonger la sauce », « remplir du papier ». Néanmoins, ça ne retire rien à la force de témoignage de Karine Giebel.






Et chaque fois que je lis K Giebel, j'en perds un peu. Ses histoires exagérément sanglantes me restent sur l'estomac. "Le Purgatoire des innocents" m'a édifiée. J'hésite de plus en plus à en lire maintenant.